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Dreux (28100)

Nuit blanche, le premier roman d’Alain Denizet

Pour un coup d’essai c’est un coup de maître. Historien local bien connu, Alain Denizet a quitté la rigueur de l’historien pour nous entraîner dans un roman addictif au côté de Désiré, un jeune immigré Burkinabé, vivant ses premières heures sur le sol parisien.

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Par Annie DUVAL-PÉTRIX - Le 11 mai 2026

Agrégé d’Histoire-géographie, Alain Denizet a déjà publié de nombreux ouvrages, comme Enquête sur un paysan sans histoire, L’affaire Brierre ou encore Le roman vrai du curé de Châtenay. Cette fois, l’auteur quitte sa zone de confort et décide d’écrire un premier roman. Une idée originale qui nous fait découvrir des expériences vécues par son personnage. 

Nuit blanche est un roman qui traite d’un sujet grave, l’immigration clandestine. L’auteur nous emmène sur les traces de Désiré, un jeune Burkinabé qui pose le pied sur le sol parisien après un long périple. Un parcours semé d’embûches qui doit s’achever avec cette dernière étape, une découverte de Paris aux abords de Noël. Les lumières, le bruit, le danger de se faire arrêter par la police et l’espoir fou de retrouver son cousin pour entamer une vie de liberté. Un livre surprise captivant qu’on lit d’une traite mais qui résonne bien longtemps après avoir lu le dernier mot. 

Le choix du Burkina Faso n’est pas un hasard, Alain Denizet connaît bien ce pays qui garde des liens avec Dreux, sa ville jumelée. On retrouve dans l’histoire quelques allusions à la cité drouaise. « J’ai fait partie du jumelage avec l’association Les Amis Dreux-Koudougou. J’avais rencontré Odette Husson qui en était alors la présidente, à l’occasion d’une exposition sur le jumelage en 1981. Je lui avais fait part de mon désir d’aller travailler à l’étranger et grâce à elle j’ai pu avoir un poste au collège-lycée Moukassa à Koudougou. J’y suis parti en septembre 1981 et j’y ai travaillé pendant 2 ans comme professeur d’histoire -géographie. Je ne suis pas revenu en France pendant ces deux années. J’ai travaillé dans les conditions de mes collègues burkinabés, avec le même salaire qu’eux et je vivais dans des conditions similaires dans ce qu’on appelle des célibatoriums. Ce furent deux années extraordinaires au contact de la population. Je suis revenu en 1983. Après le CAPES, j’ai travaillé au collège Louis-Armand à Dreux, puis au Niger pendant six ans, avec mon épouse et mes deux enfants, mais chaque année nous allions retrouver mes amis au Burkina Faso », confie l’auteur. Revenu en France professeur au collège de Bû, Alain Denizet a toujours entretenu des rapports amicaux avec Koudougou et encouragé ses élèves à faire des actions de solidarité en faveur des Burkinabés pendant une vingtaine d’années.

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Alain Denizet dédicacera son livre le samedi 30 mai à la Rose des vents   Grande-Rue Maurice-Viollette -Dreux; de 14h à 18h.

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